"Depressive Tears ov Dementia" tape ltd 150
1. A l'orée de la raison, décadence et perversion
2. Immoral
3. Les larmes du néant
4. L'agonie du dément
5. La démence du schyzophrène
6. L'apogée de l'aliénation
Avis de Kurgan, extrait du catalogue DUKE
Rhâââââââââââââââââ ouioui oui ouiiiiiiiiii… une autre MORDHEIM !!!!!!…
Putain si j’l’aime lui !!!…
Ecoutes un peu ça mec… juste le début du premier titre tiens… avec cette espèce de guitare « andalouse »
sonnant plus faux qu’un sourire amical de Reinhard Heydrich… ces éructations de possédé défoncé au crack
façon Meyna’ch à 12 grammes et demi… ce riff baltringue et cette batterie posée à la va comme je te pousse…
cette espèce de harangue pédophiliaque, ( « Allez viens… viens petite fille… viens avec moi » ) et cette
atmosphère de fond de capote traînant par terre depuis 8 jours dans une pissotière à « soupeurs »…
( Mais si… les « soupeurs »… savez bien non !??… Ces mecs qui mettent des bouts de pain sec au fond des
urinoirs de pissotières publiques… et viennent les rechercher en fin de journée – lorsqu’ils ont bien trempé –
pour en faire leur fondue du soir !!! )…
Ecoutes un peu ça… et oses seulement me dire que c’est pas ça… LE Black Métal !!!…
Putain d’Adèle… c’est très certainement moins « ultimement ultime » que la première démo, ( aber so… est-ce
possible d’aller au delà !?? ), mais y’a pas à chier, c’est tout aussi jouissivement MALSAIN…et tout autant
INDISPENSABLE !!!…
Démo-K7 limitée et « handnumbered » à 150 – Une release DERNIER BASTION
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Chronique par Jerry
Oh My God ! Me voilà confronté une seconde fois à la Musique de Faust, le Reichsführer de Mordheim . Je viens de recevoir la tape n° 003 de "Depressive Tears ov Dementia", produite par Dernier Bastion à 150 exemplaires. Attention amis croyants, sortez l'eau bénite...Nous voilà dans du pur blasphème.
La cover est une mise en scène de la situation du narrateur dans ces six morceaux de vie qui composent l'album, donc attendez-vous à l'odeur de la merde, la noyade, la captivité, la crasse... que de choses joyeuses en somme.
C'est long, très long ces 47 minutes de mid-tempo voire tempo lent. Le son d'ambiance est lourd, saoûlant, collant à la dénomination de Black Metal Depressif. Rentrons dans l'analyse poussée maintenant.
Ma première impression concernant cet album est qu'il se présente sous la forme d'une piece de théâtre, dont le titre résumerait les thèmes principaux: larmes, dépression et démence. La moitié des titres sont des dialogues entre le reste d'un homme et son double, un égo qui lui a pourrit la vie. Le schyzophrène en veut à celui qui agit à sa place et qui l'a conduit en cellule.
Cet album retrace la dernière mise au point entre la bête et lui-même, quelques dernières questions existencielles, puis la fuite.
« A l'Orée de la Raison, Décadence et Perversion »... heureusement pour moi que j'ai les paroles écrites ! Car le travail de mise en scène a conduit Faust à produire deux voix différentes. Le personnage principal pleure en continu, avec une voix rauque d'alcoolique, il souffre d'ennui et de sa condition, de sa chair. Son interlocuteur comme je l'ai dit, semble être la créature qui le pousse à agir, celle qui ne se plaint pas et qui reste de marbre... parfois agacée par toutes ces questions. Avec le premier titre on entre donc immédiatement dans le vif du sujet, à savoir une reflexion dualiste entre une créature humaine et faible, larve à l'agonie et une entité incarnant le mal, toute la noirceur de l'homme. Musicalement parlant c'est répétitif, mais la souffrance est lancinante, donc quel autre style adopter ? Aucun ! A la fin cependant le tempo s'accélere avec un blast beat autour de 170 en tempo... qui reste lourd et sert de conclusion à un passage semblant être un flashback du captif.
Le deuxième titre nommé (non pas à tort) « Immoral » commence lentement avec des arpèges de guitare clean, binaires, lourds. Les cris commencent, plus de pleurs... l'histoire semble se poursuivre dans le flashback de ce qui aurait conduit monsieur au pénitencier médical. Là encore sans les paroles il est difficile de cerner un mot. Vers les 1'30'' une guitare ultrasaturée fait son apparition, et ma cervelle pendant un sursaut crut entendre une tronçonneuse, ou un rasoir électrique... mais non, c'est bien une guitare ! De toute façon cela ne change pas grand chose puisque le viol, la souillure, la mutilation, la satisfaction, le péché de chair sont au programme, avec la couleur bien rouge de l'ex-virginité. Le tout sous le parfum de la crémation ; et la musique se poursuit jusqu'à la fin du périple avec un sourire macabre. Evidemment à la fin la guitare clean du début se reprend... et tout est à refaire, on a beau manger la faim revient fatalement.
« Les Larmes du Néant », second titre flashback (si je ne fais pas de hors-sujet depuis le début) est un constat de passivité. Un autre aspect presque contraire au titre précédent. Dans « Immoral » on pouvait dire que c'est le côté noir du bonhomme qui agissait ; alors qu'ici c'est bel et bien la larve pourrissante, si je peux la nommer ainsi. Des petites notes de basse, de guitare clean et la disto s'abat sur une batterie ternaire et lente. La valse de la douleur sans hésitation.
Elle est bien là, pour appuyer la solitude, l'ivresse et la décomposition du protagoniste errant dans ses souvenirs. Il est plus sale que les plus dégoulinantes prostituées, plus gluant que la puanteur de la ville humide, plus ignoble que tout ce que vous pourrez imaginer. Lui aussi coule, par ses veines, errant dans la boue. Pour vous faire un cliché de cet « acte » de DTOD, prenez une rue noire de Paris du début du siecle, chiez dessus, laissez moisir la photo et regardez-la en avalant 3 litres de Blédine à la vanille. Les tires se ressemblent musicalement, donc je ne vais pas les décrire un par un. L'ensemble est lent, ponctué d'accélérations et de breaks très silencieux (basse et/ou guitare clean lent).
Le quatrième « acte » nommé « L'Agonie du Dément » reprend la conversation entre l'homme et lui-même, toujours sous la même atmosphère, ces deux voix qui discutent. « La Démence du Schyzophrène » en cinquième titre est un break à la boîte à musique, sans guitares ni batterie. Une référence aux films d'horreur qui couplent l'innocence et la tranquilité à la folie renfermée. On distinge des extraits d'interviews sur le suicide, sur le jugement d'un fou, et au milieu de arpèges répétitifs, des cris d'une fillette malmenée, ou alors qui retourne à l'état sauvage.
Le ton monte dans le dernier acte de DTOD, le dialogue s'intensifie, les daux morceaux de cervelle corrompue s'échauffent. L'homme désire sa libération, mais l'occupant refuse, et domine évidemment... il le rabaisse, il se rabaisse. Le rapport de force entre celui qui se lamente et la lourdeur suintante touche à sa fin puisque au bout de 12 minutes et quelques, l'autodestruction arrive à point. Non seulement les gens reviennent (cf: « je les entends, non pas encore! ») peut être pour une piqûre ou pour des électrochocs, mais le tourment devient insoutenable. Il parvient tant bien que mal à s'envoler, dans l'espoir que la conscience ne traverse pas la frontière de la mort.
Ouf ! Je ne pense pas que regarder un film d'horreur soit du masochisme, il en va de même pour cette tape. Tout de même je dois avouer que l'écoute de DTOD n'est pas agréable. Personne ne peut cautionner un personnage de ce genre, ou même une pièce dont le protagoniste serait cette merde guidée par ce que ces peureux de croyants nommeraient « le mal incarné ». Le black metal n'adoucit pas les moeurs, il ne manquerait plus que ça. Mais psychologiquement parlant c'est beaucoup plus poussé que « In Memoriam », c'est un album à thème, cohérent, dont le but est peut être de se rassurer par le témoignage d'une descente aux enfers bien réelle.
Alors si vous êtes un petit peu maso sur les bords (quand même), rendez-vous sur Dernier Bastion et cotoyez la solitude gangréneuse en pleine reflexion.
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Chronique pour Sombres Bâptemes #4
Well, commençons par Mordheim (Depressive Tears ov Dementia).
Musique très en recul, voix trop en avant et totalement ridicule (fausse aussi, hé hé hé), compos sans intérêt.
Le mec a écrit quelques lignes (trois phrases précisément) dans la cover, mais il n’a pas pu s’empêcher de faire des fautes,
c’est con, hé hé hé ! Le pire et qu’il appelle ça un album… Groupe ridicule !!!
© Dernier Bastion