de la Gloire tape ltd 200
Intro
Dame Silence
Allégorie de la Lèpre
La Liberté Guidant le Fer
Clarté de la Pluie
Avis de Kurgan, extrait du catalogue DUKE
Commes vous avez déjà dû vous en rendre compte en lisant ma chronique des "Six leçons" (logiquement située juste au-dessus de celle-ci !?!...)
, j'apprécie beaucoup ce groupe... et je peux donc d'ores et déjà vous l'annoncer, ce n'est pas cette nouvelle offrande qui va me faire changer d'avis !!!...
Le côté SETH (période "L'Excellence") est toujours très marqué (écoutez "Dame Silence", quelque part entre "Die Weihe" et "Légion Spirituelle...")
mais la voix s'est faite plus décihrée... la musique s'est faite plus "mélancolique" ("sur la forme", car toujours aussi puissante "sur le fond"...
certaines "montées" typiquement Heavy Metal te clouant littéralement sur place !!!) et au fur et à mesure que les titres défilent on pense aussi à
NEHËMAH (parfois), SEIGNEUR VOLAND (souvent), MORTIFERA (aussi) ou DARVULIA (sur le début de "Clarté de la pluie", par exemple...) pour
- au final - se dire que ce n'est jamais vraiment ça... puisque c'est avant toute choses LES CHANTS DE NIHIL... et que si les influences sont nombreuses ;
la véritable personnalité du gang est néanmoins bien réelle, et d'une richesse / complexité rarement atteinte !!!...
Qu'on tient là un GRAND GRAND groupe, et qu'on a tout... sauf envie de le lâcher !!!...
INDISPENSABLE... INCONTOURNABLE... OBLIGATOIRE !!!!!!...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Chronique pour Metalship 8/10
Quelques mois seulement après avoir sorti Les Six Leçons, Les Chants de Nihil nous livrent leur second opus, De La Gloire.
Et si le groupe s’était véritablement fait connaître grâce au précédent album, cette tape ne fait qu’enfoncer le clou prouvant la notoriété du groupe.
Après une introduction pesante, le groupe nous ressort son Black Metal mélancolique et malsain. On retrouve une place plus grande pour les mélodies ce qui fait qu’on a droit à une tape un peu plus aéré et le côté étouffant des Six Leçons a tendance à être plus supportable. Le côté Doom transparaissait quelque peu avant se fond dans la masse musical pour nous offrir une vraie cassette de Black Metal, rageur et froid ! Mais le chant français est toujours aussi convaincant et glacial. Les textes sont une fois de plus très travaillés et font preuve de subtilité rare, ce qui est sans doute un atout pour Les Chants de Nihil. Et si les aspects plombants sont plus discrets, les ambiances gardent une place considérable pour conférer à De La Gloire une dimension atmosphérique non négligeable.
Légèrement mis en retrait, le chant prend une dimension plus fantomatique de ce fait, ça confère un impact encore plus démoniaque à l’ensemble qui embarque l’auditeur dans un monde de dépravation et dévasté par la haine. On notera des compos encore plus fouillées, encore plus travaillées que sur Les Six Leçons, ainsi, De La Gloire dévoile un groupe qui est en pleine ascension, en train de devenir incontournable dans le paysage underground français. Et Les Chants de Nihil développent un style propre et il ne se contente pas de ressasser des trucs entendus milles fois. Le groupe développe sa propre patte et va encore plus loin dans la recherche de son art.
De La Gloire est un album qui s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur tout en affirmant la position du groupe en tant que valeur montante de la scène Française. Car si la scène française a toujours plus ou moins été synonyme de médiocre par les étrangers, il serait temps d’ouvrir les yeux et de se tourner vers les groupes qui ont du potentiel pour casser ces clichés. Et Les Chants de Nihil pourraient bien leur faire changer d’avis !
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Chronique parut dans In Extremis #38 - 3/5
Nouvelle offrande sur bande magnétique pour ces prolifiques bretons, duo membre en parallèle de Légion Mortifère dans un registre plus raw.
J'vous avais déjà causé de leurs "6 leçons" sorties sur le même label, ici ça prend une teinte plus désespérée
un peu à l'image de la face B de la tape en question. Sauf que c'est bâti sur des structures moins dépouillées,
avec une ambiance générale très mélancolique qui plane le long de ces 5 pistes (38 minutes)
et qui rappellera aussi bien Wyrd / Katantonia que Celestia pour le coté décadent ou la french touch aristocratique.
Dès l'intro vaporeuse au violon/synthé, c'est un sentiment de quiétude qui t'enveloppe, courte intro qui prend pas la tête et c'est tant mieux.
Le 1er vrai titre c'est "Dame Silence", démarrage au diesel basé sur du riffage lancinant et mélodique, la voix déchirée de corbeau lui va comme un gant,
puis ça prend une allure très rapide genre Nehemah avec du riff vengeur en veux-tu-en-voilà.
Compo très variée rythmiquement, dommage que les cymbales de la boite-à-rythmes prennent autant le chou, limite qu'on dirait entendre le crissement
strident des cigales...et pour un nordiste ça choque !
Riffs plus hypnotiques sur le début de "Allégorie de la Lèpre", autre exemple frappant que le groupe
est capable de composer des chansons très variées l'une de l'autre.
Avec cette fois-ci du gémissement à la Blut Aus Nord dans les guitares, quelques mélodies à la Drudkh qui tombent comme une pluie glaciale sur ce morceau
moins rapide, et puis le intermède tristounet de bout du rouleau qui n'est pas sans me rappeler le film de Caro/Jeunet "La Cité des Enfants Perdus"
pour l'ambiance enfantine.
La 3ème compo est la plus longe de toutes (12"), mais "La Liberté Guidant le Fer" dégage une palette d'émotions très vaste elle aussi avec de super riffs accrocheurs et vraiment élégants.
La dernière piste "Clarté de la Pluie" martèle un mid-tempo sur du riff de classe katatoniesque, avec le superbe synthé qui pose la touche finale, belle à pleurer.
Alors une fois de plus j'ai un sentiment mitigésur ce groupe que je rêve d'enetendre sans les foutues frappes synthétiques (ksss-ksss-kss),
mais peut-être que le cd-r promo que j'ai reçu accentue ma gêne, que sur une cassette au son plus étouffée ça donne un résultat moins stressant?
Quoiqu'il en soit les démos qui se camouflent en albums ça commence à bien faire, alors que ces 2 têtes de lard pleines de talents se dégotent un
vrai batteur et qu'on en finisse.
© Dernier Bastion