"La Liberté Guidant le Fer" CD

Dame Silence
Là où nous sommes les Rois
La Liberté Guidant le Fer
Clarté de la Pluie
Manifeste (Ma Politique)
La Dévastation par les Iris
Les Envies Solaires



Chronique parut dans Obituaire Putride #1 4.5/5

Voilà un petit moment que Les Chants de Nihil errent dans les méandres de l’underground français. Et si le groupe nous avait bien marqués depuis Les Six Leçons, il n’a cessé d’évoluer, en utilisant la musique comme un véritable jeu, comme une discipline qui lui permet de s’épanouir pleinement, comme un terrain dans lequel l’expérimentation est permise et sans limite. Et voilà que ce tant attendu album voit le jour sous le nom de La Liberté Guidant le Fer. Et ce nouvel album est celui du couronnement, celui qui va mettre un coup de pied dans la fourmilière, et surtout, celui qui marquera à jamais la carrière du duo Breton. Dame Silence ouvre le bal avec son Black Metal lourd et étouffant qui joue secrètement avec la lourdeur du tempo et avec la rapidité des mélodies. Le paradoxe accentue la profondeur de la musique du groupe qui, pour l’occasion, est accompagné d’un vrai batteur. Et si sur ce nouvel opus on retrouve des titres qui ne nous sont pas inconnus, ils ont ici une dimension toute particulière avec un son bien meilleur. La Liberté Guidant Le Fer est un disque froid et désespéré qui nous emmènerait presque sur les terrains du Doom par moments. Mais c’est bel et bien dans un Black Metal décadent et fouillé que Les Chants de Nihil ont décidé d’assaillir nos oreilles. Et avec un chant exclusivement en français, Jerry étale son panel vocal avec sincérité et intégrisme, ce qui confère une aura naturelle au groupe. Et si Dernier Bastion suit le groupe depuis ses débuts, ce n’est pas pour rien. On pourra dire que le label aura eu le nez creux. Et avec La Liberté Guidant Le Fer, Les Chants de Nihil assoient leur position de groupe incontournable dans le paysage UG français. Crå


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Chronique parut dans In Extremis 4/5

Ces bretons tu commences à les connaitre par coeur si t'as suivi leurs précédentes aventures dans les pages d'In Extremis. Les revoilà en formule trio cette fois, avec un album en format cd qui reprend quelques titres de "De La Gloire", dispos uniquement en format cassette pour l'instant. Il s'agit de "Dame Silence", "Clarté de la Pluie" et "La Liberté...", éxécutés avec un véritable batteur et un chant complètement différent, moins caricatural dans la blackitude. Et pour moi qui révais de les entendre sans la boite-à -rythmes case-burnes, autant dire que je suis comblé. Adieu les foutues cymbales qui chuintent à n'en plus finir. Mais pour ceux qui ne connaitraient pas, j'vais en rajouter une couche : LCDN pratique un black/dark/doom aux riffs véritablement entétants comme celui qui tourne tout au long de "Dame Silence" à te rendre dingue... ou celui de "Clarté..." qui lorgne avec insistance vers Katatonia, et là je dis bravo. Le coté doom est évident mais rythmiquement ça peut également être très rapide, avec du clavier qui enveloppe le tout comme un linceul mortuaire. Les textes sont emprunts d'une certaine poésie qui dénote avec les clichés sataniques habituellement abordés dans le black-metal, d'où l'appellation "dark". En tout cas ils accentuent bien la profonde mélancolie qui assomme. Maintenant en ce qui concerne les inédits, ça slalome avec classe entre le mid-tempo doomisant (Là Où Nous Sommes les Rois) et le black plus rapide (Manifeste), en gardant toujours à l'esprit que ce qui compte dans le métal avant tout, c'est le riff. T'as beau avoir un batteur à 8 bras, un vocaliste avec un larynx en titane qui vomit sang et tripes, si le gratteux est une bille autant raccrocher les gants illico (conseil à Corpus Diavolis... au hasard). Or avec LCDN aucune crainte à avoir de ce coté là ... sauf sur le minimaliste "Dévastation Par les Iris" et ses guitares qui couinent, seul titre où j'ai pas accroché à vrai dire. Pour le reste, fais-moi confiance et tu peux foncer sans réfléchir.


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Chronique parut dans Dead Fucking Mag 2010

Après quelques années à l'écart de la scène Black Metal française, je m'aperçois avec stupeur que je suis passé à côté d'une phénoménale quantité de groupes, par exemple LES CHANTS DE NIHIL qui en est quand même à sa cinquième sortie et qui se compose de membres d'autres groupes inconnus de mes services (LEGION MORTIFERE, BLACKSPHEM BRIDE...). Monsieur Dernier Bastion me donne l'occasion d'évoquer ces CHANTS, let's go alors. Autant de notes à cette éthylophonie, autant de bonnes notes tant cette oeuvre surprend par un savoir-faire remarquable... Le black metal alambiqué, tordu comme un Lautréamont un soir de murge, ne laisse pas indifférent, il est en cela une exception au vu de la benne / bac à solde qui échoit aux chroniqueurs au moment où ce clavier innocent se voit infligé une pluie de coups secs. Ici pas de blast-course perpétuelle, ce serait même le contraire, lenteur mélancolique est de mise, et pas de musiciens sur le chemin du bal masqué, juste des artistes doués et attentifs à ce qu'ils font. Et rien que pour cela ils méritent d'être félicités. Chacun des sept longs morceaux évoque une forte personnalité, un univers original, narquois et poétique à la fois, une friandise pour les ceusses lassés par les satanismes dominicaux et autres siegheileries pré-pubères. Je vais de ce pas tenter de découvrir les enregistrements ultérieurs des CHANTS DE NIHIL.


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Chronique pour Pavillon 666 8.5/10

Les Chants de Nihil est surement la bonne découverte du mois, si ce n’est du trimestre avec deux enregistrements qui pour ma part resteront en bonne place dans ma cd-thèque : "Ma plus Douce Vermine" qui est un EP de la durée d’un album à l’esprit et musicalité plus doom/dark, et ce tout nouvel album "La Liberté Guidant le Fer" qui est dans l’essence même du groupe : un black metal sombre et donc nihiliste, mais attention, car cela pourrait paraitre trop réducteur vu le complexité de l’enregistrement présenté. Décryptage nécessaire à cette œuvre de très haute volée. D’accord, j’avoue ma faiblesse et me laisse envahir par les influences parfois franches du groupe, à savoir un Anorexia Nervosa dont on a laissé les orchestrations grandiloquentes un peu au garage. « Dame silence » commence par un black assez lent, rempli de noirceur palpable à chaque note dissonante de guitare, à chaque rage hurlée par le chant français. Comment expliquer cette force qui se dégage des compos et cette mélodicité, cette force lyrique et cette harmonie ténébreuse ? Les guitares font un travail remarquable autant dans les rythmiques que dans les solos rapides et mélodieux. Mais ce qui sublime un peu tout cela, est pour moi le choix des mots. Le chant est simplement impeccable car on saisi toutes les phrases lyriques et n’ayons pas peur des mots, de cette poésie environnante. Bien recherchés, les textes du groupe me rappellent parfois donc Anorexia mais aussi Forbidden site, pour ceux qui ont connu. Nous sommes vraiment happés par ces titres et nous ne lâchons à aucun moment ce pur moment de solitude, d’obscurité et grâce aux compos qui savent se faire rapides ou plus lentes, la lassitude jamais ne vient et ce même si certains structure sont redondantes. Le dernier titre sera quand à lui un titre instrumental plus voluptueux, plus calme et peut-être plus optimiste dans le contenu (la touche solaire de l’album ?). Quand à la production, elle pourrait être encore nettement meilleure mais le tout est tout de même honorable. Pour tous ceux qui aiment le black/dark, n’oubliez pas ce nom : Les chants de nihil. Un passage incontournable pour ceux qui aiment les textes recherchés, et une musique qui englobe le tout dans une atmosphère opaque et noire, une belle surprise en attendant d’autres albums de cette qualité.

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Chronique pour Metalship 6.9/10

Voilà un petit moment que nous n’avions pas eu de neuf de la part des Chants de Nihil. Après un EP qui dévoilait les capacités expérimentales du groupe, on était en droit de se demander à quoi pourrait bien ressembler le prochain album. Eh bien le voici, répondant au doux nom de La Liberté Guidant Le Fer. Un titre qui ne vous est sûrement pas inconnu si vous suivez Les Chants de Nihil depuis le début. En effet, il se trouve qu’il s’agit également du titre d’un morceau figurant sur De La Gloire. Au même titre d’ailleurs que deux autres morceaux qui figuraient eux aussi sur le De La Gloire : Dame Silence, et Clarté de la Pluie. Dès le premier morceau, on retrouve Dame Silence qui figurait déjà sur le précédent album. Rien de vraiment neuf à ce niveau-là donc. En revanche, sur les titres totalement nouveaux, Les Chants de Nihil proposent toujours cette musique lourde et sombre, baignée dans des paroles en français, portées par un chant haineux et désabusé. Les tempos sont assez lents par moments, provocant une once de lourdeur étouffante et claustrophobique. Ainsi, comme toujours, la musique est le reflet des âmes qui animent Les Chants de Nihil. On a là un Black Metal clairement sordide, et dont l’accent sur les ambiances est bien moins prononcé que sur Ma Plus Douce Vermine. Les Chants de Nihil reviennent à leurs premières amours avec un Black Metal à la fois mélodique et mélancolique, sans pour autant être pompeux et stérile. Mais pour autant, le travail sur les atmosphères pesantes n’est pas délaissé comme le prouve La Dévastation Par Les Iris qui plombe carrément le tout avec ces relents de Mütiilation. On regrettera tout de même que ce nouvel album manque d’homogénéité, notamment dans l’enchainement de ses titres. Chaque morceau a une identité forte, mais il manque une certaine cohésion entre eux. Au final, on a l’impression (et c’est peut-être le cas) que chaque titre a été composé dans une période différente pour le groupe. Il manque un peu cette sensation confortable de fil conducteur qui montre clairement l’évolution du groupe. On a donc la sensation que ce disque est une sorte de compilation ou de best-of, piochant à droite à gauche dans le passé du groupe. Chaque titre est très bon, mais il manque ce petit quelque chose pour couronner le tout. Il faut dire qu’au vue de la discographie quasi irréprochable du groupe, il était difficile de faire mieux. On peut dire que Dernier Bastion a eu le nez creux avec ce groupe, et ce, depuis les débuts ! Et ce nouvel album ravira évidemment les fans de la première heure quand même, même s’il est évident qu’ils attendaient plus de nouveauté (seulement quatre titres réellement nouveaux), mais on sait que le groupe est une valeur sûre !


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